Savez-vous qui est Foch?

Tout le monde connaît le Maréchal Foch, principalement au travers des livres d’histoire et des avenues situées dans toutes les villes de France. Pourtant, peu de personnes savent quelles contributions il a apportées en matière de stratégie. Professeur à l’Ecole de Guerre, il publia ses théories dans son ouvrage « Les principes de la guerre ». Voyons quels sont ces principes, et comment nous pouvons nous aussi les utiliser.

produit_image2_12544_1361532535
Le Maréchal Foch

Et pour commencer, je vous propose un petit quizz pour vous mettre en jambes!

acceder-au-questionnaire.png

 

L’économie des moyens

En lisant ce titre, beaucoup se diront que « généraux de la Première Guerre mondiale » et « économie des moyens » ne font pas bon ménage. Pourtant, ce principe est partagé par tous les généraux à travers les âges.  Si vous n’avez plus de moyens (hommes et matériels), vous n’avez plus de possibilité de vaincre. Par conséquent, l’objectif est d’obtenir un maximum de résultats pour un minimum de pertes.

Lire également
cet article sur Patton!

Dans la gestion de vos affaires, votre logique est bien souvent la même : vous voulez investir un minimum d’argent pour un maximum de gains. Pourtant, cela veut-il dire qu’il ne faut pas investir? Bien sûr que non! Souvent, investissements et profits croissent proportionnellement. Le plus important est donc le rendement de l’investissement. Foch définit ainsi ce concept : « Répartition et application judicieuse des moyens en vue d’obtenir le meilleur rapport capacités/effets pour atteindre le but assigné ».

Comment mettre en application ce principe?

  1. Mettre en face des objectifs des moyens adaptés (exemple : embaucher un commercial pour vendre, pas pour faire des rapports).
  2. Articuler vos moyens efficacement (exemple : mettre en rapport direct vos ingénieurs et vos commerciaux pour mieux faire circuler l’information).
  3. Soutenir vos moyens (exemple : concentrez-vous sur vos premiers succès et exploitez les plutôt que de vous lancer sur d’autres marchés).

La concentration des efforts

Ce point est très important, que ce soit en stratégie militaire ou en stratégie d’entreprise. Il s’agit de ne pas se disperser, une leçon que j’ai du mal à appliquer moi-même! Lorsqu’on a des idées, on veut toutes les mettre en oeuvre ou les développer. Ce n’est pas bon, car on perd généralement beaucoup de temps, et beaucoup d’argent. Steve Jobs disait : « Innover, c’est savoir abandonner des milliers de bonnes idées ».

Cette concentration des efforts ne peut pas aboutir sans but. La priorité est donc d’identifier un objectif, et ensuite d’appliquer toutes ses forces à sa réalisation. Foch souligne bien que les moyens utilisés doivent pouvoir employer des itinéraires différents, notamment pour contourner l’ennemi. En entreprise, vous pouvez aussi adopter différents sous-stratégies, mais toujours tendues vers l’objectif principal.

Comment se traduit concrètement la concentration des efforts?

  1. Identifier l’objectif.
  2. Définir la stratégie et les moyens rattachés (optionnellement les sous-stratégies).
  3. Concentrer ses moyens en UN LIEU et UN TEMPS afin de produire un maximum d’effet.
loadimg
Ulm est l’exemple parfait de concentration des efforts vers un objectif précis. Napoléon a vaincu l’ennemi sans tirer un coup de feu! Extrait de Napoléon, chef de guerre, par Jean Tulard.

La liberté d’action

Ce troisième principe est déterminant dans la survie d’une organisation, que ce soit une armée ou une entreprise. Car si vous n’êtes pas en mesure d’agir comme vous le souhaitez, vous êtes vulnérables.

Comment cela se traduit-il? Pour une armée, cela est simple : si l’ennemi vous empêche de manœuvrer, il pourra vous attaquer de manière optimale, et vous détruire. Pour une entreprise, la logique est la même : si vous ne pouvez pas vous adapter au marché, les conséquences peuvent être gravissimes. Voilà pourquoi la veille stratégique est importante. Elle vous permet d’identifier les besoins émergents des clients, les évolutions juridiques et économiques, et aussi les risques liés à la concurrence.

Comment conserver sa liberté d’action?

  1. Réduire ses dépendances (notamment vis-à-vis d’un type de client ou de fournisseur).
  2. Être à l’écoute du marché (besoins clients, nouvelles technologies, concurrence,…).
  3. Être en mesure de lever les moyens nécessaires pour changer de direction au cas où cela serait nécessaire.

 

Et vous? Comment appliquez-vous ces principes dans vos affaires?

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :